Tuesday 09 Jan, 2007

En théorie, plus un PER est haut, plus l'action côte cher par rapport aux bénéfices que dégage l'entreprise. Mais il ne suffit pas d'acheter un faible PER. En effet, selon les secteurs, le PER moyen est plus ou moins élevé : les valeurs d'Internet ayant encore un PER plus élevés que les banques par exemple. De plus, si un PER est bas, c'est peut être parce que le marché a prévu des mauvais résultats dans l'avenir, ce qui ferait les bénéfices par action.

Mais ce PER rester une bonne indication pour évaluer les capacités d'un marché. Pendant que je prépare un article sur l'évolution du PER de la Bourse française, et la comparaison du PER actuel avec cet historique, je vous propose juste ce petit tour d'horizon des grandes places boursières du Monde actuel.

EUROPE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANCE 

 

CAC 40 

 

12,9

 

 

SBF 250 

 

13,7

ALLEMAGNE 

DAX Index 

 

13,2

AUTRICHE 

 

Austria traded 

14,5

BELGIQUE 

 

Bel 20 

 

13,5

ESPAGNE 

 

Ibex 35 

 

14,6

HONGRIE 

 

Bux

 

11,1

IRLANDE 

 

Irish Overall 

14,3

ITALIE

 

S&P Mib index 

13,4

LUXEMBOURG 

Lux Index 

 

9,9

PAYS BAS 

 

Amster. Exc. Index 

11,3

POLOGNE 

 

WSEWig 20 

13,5

PORTUGAL 

 

PSI 20 

 

15,7

ROYAUME UNI 

FTSE 100 

 

12,2

 

 

FTSE techMark 100 

22,1

SUÈDE 

 

OMX 

 

14,6

TCHÉQUIE 

 

Exchange PX 50

14,7

SUISSE 

 

Swiss market 

15,3

TURQUIE 

 

National 100

10,2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AMÉRIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

ARGENTINE

 

Merval 

 

8,1

BRÉSIL 

 

Bovespa 

 

10

CANADA 

 

TSX Composite 

14,4

CHILI 

 

Ipsa 

 

16,9

ETATS-UNIS 

Dow Jones ind. 

14,6

 

 

Nasdaq composite 

20,9

 

 

Nasdaq 100 

22,9

 

 

S&P 500 

 

15

MEXIQUE 

 

IPC 

 

13,4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASIE-OCEANIE

 

 

 

 

 

 

 

 

AUSTRALIE 

All ordinaries 

14,9

HONG KONG

Hang Seng 

16

JAPON 

 

Nikkei 225 

 

17,7

MALAISIE 

 

KL composite 

15,2

TAÏWAN 

 

Weighted 

 

13,2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AFRIQUE

 

 

 

 

AFRIQUE DU SUD 

All Share

 

11,4



Globalement, des grandes tendances se dégagent. L'Amérique du Sud peut être un marché porteur à l'avenir. Aujourd'hui, le PER global du Brésil et de l'Argentine est faible parce que les investisseurs ne font pas encore toujours confiance aux entreprises locales par rapport à la transparence de leurs comptes de résultats. Mais le potentiel est fort. La Turquie et l'Afrique du Sud sont dans une situation sensiblement identique.

Des gros coups sont jouables sur ces marchés des pays émergents qui risquent de prendre une place plus importante dans l'économie mondiale. Pour ma part, j'avais déjà prévu, avant de voir ces chiffres, de me renseigner sur les formalités d'ouverture d'un compte titres au Brésil, sachant que je vais y résider six mois de février à l'été prochain. Si cela se fait, j'essayerai de partager avec vous mon ressenti sur ce marché encore inconnu de la majorité des investisseurs.

                              
(chiffres : extrait du journal « Le Monde » des 07 - 08/01/2007).
Merci à ptitfour de Boursorama pour le partage.
publié par Fouflo publié dans : Reflexions
Sunday 07 Jan, 2007
La première semaine de l'année finit négative. Rien d'alarmant en soi. On sait que le mois de Janvier est souvent déterminant pour la suite de l'année et qu'il existe probablement un "Effet Janvier" mais la première semaine n'a pas un impact psychologique aussi important sur les investisseurs.

En revanche, cette baisse est significative par rapport à l'analyse graphique. Commençons par regarder la tendance en données quotidiennes de ces six derniers mois de hausse :


Comme je l'ai indiqué sur le graphique, la petite consolidation de la seconde moitié de Novembre a fait sortir les cours par le bas du biseau haussier. Il faut toujours sortir du biseau et la plupart des cassures se font à la baisse. Toutefois, le rebond en début de semaine sur l'ancien support en fait désormais une résistance oblique. Sur le court terme, avec la rupture du petit canal ascendant du mois de décembre, j'envisage donc un retour sur le support oblique MT autour des 5400 points. La stochastique et le RSI, qui ont tous deux quitté leurs zones respectives de surachat cette semaine renforcent cette idée.

Maintenant, si cette analyse se vérifiait, qu'adviendrait-il sur un plus long terme ? Si un rebond s'opère sur le support oblique à moyen terme, le CAC devrait partir vers de nouveaux sommets. Mais s'il venait à rompre ce support, on pourrait commencer à imaginer un retour un peu plus bas. L'indice est haussier depuis six mois et a pris plus de 15% sans véritable consolidation. Peut-on continuer ainsi ou une correction technique s'impose-t-elle ? Analysons le cours depuis 2004 en données hebdomadaires.


La résistance formée par les sommets de Mai et Novembre semble avoir fait son petit effet sur le cours de notre indice parisien. Le RSI est déjà passé à la baisse. Quant à la stochastique, elle vient de croiser son signal de vente et semble sur le point de quitter la zone de surachat. Ces deux indicateurs de cycle que j'apprécie particulièrement nous indiqueraient alors un probable retournement.

Dans cette optique, un retour sur le dernier support du CAC à 5240 points semble possible. Il faudrait alors attendre de voir le comportement des investisseurs sur cette zone car une rupture à la baisse nous ramènerait même sur le support long terme du canal haussier, vers 5000 points.

Alors bien sûr, il ne s'agit que d'une analyse technique. La première période des résultats de l'année 2007 ou le moral des investisseurs bulls pourrait relancer la hausse vers de nouveaux records. Il conviendra d'analyser les indices américains et européens pour estimer la probabilité de réussite de cette analyse. Mais toujours est-il que je me servirai sans doute en Puts la semaine prochaine, ce que je n'avais pas fait depuis le 17 Novembre ...
publié par Fouflo publié dans : Analyses
Friday 05 Jan, 2007
L'indice phare de la Bourse parisienne est-il sur son plus haut niveau historique ? N'importe qui s'intéressant un minimum à la Bourse répondra "Non" sans aucune hésitation. Avec un sommet à 6944.77 points, les 5517.35 points semblent encore loin des sommets. Et pourtant, à part la place française, beaucoup d'indices ont dépassé les sommets de 2000 : le Dow Jones aux Etats-Unis, le FMI en Suisse, ...

Mais si on envisageait une minute la possibilité de calculer le CAC en dollars ... Après tout, fin 2006, 47% de l'indice était détenu par des investisseurs étrangers. Et d'après Marc Touati, "cette proportion pourrait à nouveau augmenter en 2007". Finalement, réfléchir à la valeur de l'indice parisien en dollars n'est peut être pas si absurde qu'on pourrait le penser au premier abord.

Lors du sommet du CAC 40 le 4 septembre 2000, l'euro valait 0,90 dollars. Aujourd'hui, il s'échange contre 1,30 dollars. Ainsi, notre CAC en dollars valait à l'époque de son record historique 6250.30 points dollars. Aujourd'hui, avec la progression de l'euro, il vaudrait 7172.55 points dollars !

Par ailleurs, il est évident que la très grande majorité des investisseurs étrangers ont pour monnaie principale et courante le dollar. Pour tous ces investisseurs, qui ont initialement investi leurs dollars dans nos actions françaises, le CAC 40 a atteint un nouveau sommet et a dépassé la valeur de 2000.

Ainsi, pour la moitié des investisseurs, l'indice est sur son record historique. Pour tous ceux là, les pertes due à l'éclatement de la bulle Internet ont été comblées. Il serait alors peut être temps de se demander si tous les journalistes qui affirment que le CAC est loin de sa valeur de 2000 se sont un jour mis dans la peau de cette moitié d'investisseurs.

Et alors, on pourrait penser que ces investisseurs risquent de prendre des bénéfices en 2007 ...
publié par Fouflo publié dans : Reflexions
Thursday 04 Jan, 2007
Les étudiants français ne sont pas à plaindre. Dans les enquêtes dans les grands quotidiens, on compare souvent le niveau des élèves européens à 10 ans, ou du niveau du Baccalauréat par rapport à ses équivalents dans le reste de l'Europe. Ainsi, les résultats classent souvent la France comme un pays en retard dans l'éducation de ses jeunes pousses.

En aparté, on peut se demander de quoi il s'agit quand on parle du niveau du Baccalauréat 1 : le niveau d'un lauréat du Bac général (S, ES, L) n'a rien à voir avec le niveau en sortie des Bacs technologiques et professionnels. Or, seulement la moitié des diplômes du Bac obtenus sont des Bacs S, ES ou L. Comment peut-on alors comparer le Baccalauréat français dans son ensemble avec l'Abitur allemand, qui est en fait l'équivalent de nos filières générales ?

Recentrons le sujet. Même si l'Education Nationale reste un mammouth et qu'il faudrait le dégraisser pour en obtenir de meilleurs résultats, comme l'a dit Allègre alors qu'il en était ministre, le niveau des grandes écoles de commerce reste exceptionnel. HEC, ESSEC, ESC ... tant de noms réputés pour nous qui vivons en France. Mais, justement, ces écoles deviennent de plus en plus connues, et surtout reconnues, en dehors de nos frontières.

Ainsi, HEC se vante sur son site internet d'être la meilleure école de Business européenne 2. Devant The London Business School, le Financial Times, qui est le plus sérieux journal économique d'Angleterre classe ainsi HEC au sommet de son classement de décembre 2006. Bien sûr, les formations américaines restent au dessus du reste du Monde, et les Chinois commencent à entrer dans les classements.

Cinq des vingt meilleures formations européennes pour s'orienter vers le Business sont françaises. On est encore derrière les Anglais mais on surclasse tous les autres pays du continent. Le Royaume-Uni reste la référence, et présente l'avantage d'être un pays anglophone, ce qui attire énormément les étrangers, mais les écoles françaises sont de plus en plus présentes. Onze écoles au total dans les cinquante meilleures européennes.

Il reste, à ce jour, plusieurs composantes à améliorer pour que la situation s'arrange encore un peu plus. A la racine déjà, la possibilité d'études en commerce devrait être plus souvent abordée auprès des Bacheliers Scientifiques qui pensent souvent que les écoles d'ingénieurs ou les Universités de Mathématiques et Physique restent les seules possibilités. Le niveau moyen des candidatures serait alors amélioré, ce qui aurait un impact évident sur le niveau de sortie. Mais surtout, il faudrait que les entreprises fassent tout pour garder ces étudiants bien formés en France. En effet, les diplômés français qui restent en France ont des salaires souvent moins intéressants que ceux qui acceptent de partir à l'étranger. Et puisque beaucoup souhaitent rester en France, les salaires moyens à la sortie de nos écoles peuvent sembler peu intéressants pour certains étrangers.

Toujours est-il que j'ai hâte d'être diplômé de mon école d'ingénieurs afin de rejoindre une école de commerce française si bien reconnue dans le monde du Business européen ...

                              
1 Site de l'INSEE, Graphique de la proportion des Bacheliers par type de Baccalauréat  en 2005 :
http://www.insee.fr/fr/ffc/figure/NATCCF07201.GIF
2 Etude du journal anglais Financial Times :
http://www.ft.com/businesseducation/pdf/table_ebs.pdf
publié par Fouflo publié dans : Reflexions
Wednesday 03 Jan, 2007
Analyser le passé du CAC 40 pour mieux anticiper son avenir ... En voilà une belle formule. Beaucoup viendront vous raconter que ce n'est pas envisageable. Pourquoi ? L'indice est trop jeune, âgé de 19 ans. En effet, établi sur la base des 1 000 points le 31 décembre 1987, le CAC 40 n'est réellement utilisé qu'à partir du 15 Juin 1988. Mais, en fait, la raison est ailleurs ...

Régulièrement, on modifie la distribution des cartes. La composition du CAC 40 est, sans cesse, remaniée. Il est même fréquent que notre indice des "quarante plus grandes capitalisations françaises" (l'emploi des guillemets est de rigueur puisque ce n'est pas du tout une définition adéquate) ne comporte pas quarante valeurs.

Chaque année, depuis 1988, ont lieu, un peu plus de trois retraits et trois nouvelles admissions 1. Alors, bien évidemment, il s'agit d'une moyenne et certaines années sont plus agitées que d'autres. Je ne jette pas la pierre sur les autorités s'occupant de la Bourse française, et ce n'est finalement la faute de personne. Lors d'une OPA, par exemple, il n'y a pas d'autres possibilités que de retirer la valeur. De même, on ne peut pas refuser l'entrée à une entreprise qui mérite sa place, et je pense, entre autres, à Vallourec qui vient de rejoindre la composition de l'indice phare de la place parisienne. Encore que, pourquoi sortir Publicis alors que Thomson semblait le candidat idéal à pousser vers la sortie ?

Pour continuer à traiter de cet exemple, comment peut on comparer des progressions de :
66.67% pour Vallourec et -7.20% pour Publicis en 2004
322.73% pour Vallourec et 23.27% pour Publicis en 2005
136.88% pour Vallourec et 8.67% pour Publicis en 2006
Comparer le PER du CAC aujourd'hui comprenant Vallourec avec le PER du CAC en 2004 qui comptait Publicis à sa place ne sert pas notre cause. C'est ainsi, que depuis l'éclatement de la bulle Internet, les analystes financiers nous racontent que le PER du CAC40 n'augmente pas et reste intéressant à acheter.

Comment les valeurs sont-elles sélectionnées ? 2 D'abord, elles doivent figurer parmi les cent premières capitalisations françaises. Ensuite, elles doivent offrir une liquidité suffisante : flottant, montant des transactions, volume quotidien. Enfin, on essaye de garder une diversification des secteurs de l'économie au sein du CAC 40. Je n'ai jamais eu à m'occuper de ces changements de composition, mais j'imagine bien qu'on a une réserve conséquente dans le SBF 80, capable de remplir ces conditions. La différence doit alors se jouer sur des points plus sombres, jouant pour la progression de l'indice ...

Aujourd'hui, Air France est devant la porte. Aucune compagnie aérienne n'est actuellement dans le CAC 40 et les deux autres conditions sont également remplies. Natixis a une plus grosse capitalisation que Dexia, alors que son cours est sous valorisé par rapport aux autres banques. Il y a de nombreux autres exemples montrant que le CAC 40 va encore être modifié en 2007. Si on y ajoute le fait que le mode de pondération est passé de la capitalisation boursière totale à la capitalisation dans le flottant il y a trois ans, je ne vois vraiment pas comment on peut tirer des conclusions de l'évolution du CAC 40. Je ne parle même pas de l'analyse graphique, qui m'est si chère.

Alors, j'ai conscience que je n'apporte aucune solution, et que la situation actuelle est certainement la meilleure méthode possible. Mais, je me dis que parler de records depuis 2001 ne veut rien dire. Grossièrement, j'irais jusqu'à penser que ce n'est plus le même indice. Les autres indices comme le SBF 250 présentent les mêmes défauts. Tout le monde continuera à analyser le CAC 40 mais il faut être capable de nuancer et d'essayer de voir si une conclusion est viable malgré ces modifications ...

                              
1 Historique de la composition du CAC 40 : http://www.bnains.org/archives/histocac/histocac.htm
2 La Vie Financière, Hors Série, Juillet-Août 2006
publié par Fouflo publié dans : Reflexions

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